Même fil, deux missions : étincelle ou composant endommagé
Tout le monde se charge. Selon les valeurs types publiées par l'EOS/ESD Association, une personne qui marche sur une moquette atteint jusqu'à 35 000 V à 10–25 % d'humidité relative ; à 65–90 %, la même marche reste autour de 1 500 V. D'où les plaintes plus nombreuses en hiver et dans les halls secs et climatisés. La vraie différence tient à l'endroit où elle se décharge.
Dans une raffinerie, une cabine de peinture ou sur une ligne de remplissage de solvants, la décharge est une étincelle capable d'enflammer un mélange de gaz, de vapeur ou de poussière dans l'air. On protège ici le travailleur et l'installation. Le vêtement est un équipement de protection individuelle (EPI), régi par l'EN 1149-5.
Sur une ligne d'assemblage de cartes électroniques, la même décharge ne blesse personne. D'après la règle DGUV 112-191 (décembre 2025), consacrée aux chaussures par l'assurance accidents légale allemande, on ne sent une décharge qu'à partir de 3 000 à 3 500 V environ, alors que certains composants électroniques peuvent être endommagés dès 30 V. Un opérateur peut ainsi préparer la panne précoce d'un boîtier de commande sans rien remarquer. Ici, c'est le composant qu'on protège. Le vêtement fait partie du programme de maîtrise ESD de l'EN 61340-5-1, et la fonction ESD ne relève pas des EPI.
Dans les deux cas, la fibre conductrice est tissée en grille dans l'étoffe. Une fiche technique de tissu indique par exemple 99 % de polyester et 1 % de fibre antistatique, avec une grille de 7,5 mm. La ressemblance s'arrête là : méthodes d'essai, seuils et exigences de mise à la terre diffèrent. Un tissu peut réussir les essais des deux normes ; ses documents citent alors chacune séparément.
| Critère | Antistatique (EN 1149-5:2018) | ESD (EN IEC 61340-5-1:2024) |
|---|---|---|
| Ce qui est protégé | Travailleur et installation : aucune étincelle qui enflamme une atmosphère explosive | Composants électroniques : pièces supportant 100 V HBM et 200 V CDM ou plus |
| Lieu d'utilisation | Zones classées pour atmosphères explosives, énergie minimale d'inflammation ≥ 0,016 mJ | Zone protégée ESD (EPA) ; liquides, gaz et poudres inflammables exclus |
| Critère tissu ou vêtement | EN 1149-1 : résistance de surface ≤ 2,5 × 10⁹ Ω, ou EN 1149-3 : t50 < 4 s ou S > 0,2 | EN IEC 61340-4-9 : résistance point à point, jusqu'au point de mise à la terre et du système |
| Mise à la terre | Résistance personne-terre < 10⁸ Ω (par les chaussures et le sol) | Bracelet ou système chaussures-sol ; chaussures ESD ≤ 10⁸ Ω |
| Statut réglementaire | Équipement de protection individuelle, lié au règlement (UE) 2016/425 | Programme de maîtrise ESD ; pas un EPI |
| Marquage | Pictogramme ISO 7000-2415 | Symbole de protection ESD |
Ce qu'exige l'EN 1149-5:2018
Le texte en vigueur de l'EN 1149-5 date de 2018. Le CEN l'a approuvé le 30 avril 2018 et il a remplacé l'édition de 2008. Il fixe les exigences de matériau et de conception des vêtements de protection dissipateurs de charges électrostatiques, cagoules et coiffes comprises, pour les atmosphères explosives dont l'énergie minimale d'inflammation est d'au moins 0,016 mJ. Les membres du CEN, dont la Turquie, doivent le reprendre comme norme nationale ; en France, il porte la référence NF EN 1149-5.
Le tissu peut être qualifié de deux façons. Selon l'EN 1149-1, la résistance de surface d'au moins une face ne doit pas dépasser 2,5 × 10⁹ Ω. Selon la méthode 2 de l'EN 1149-3, la charge par induction, le temps de demi-décroissance t50 doit rester sous 4 secondes ou le facteur d'écran S dépasser 0,2. La méthode de surface ne s'applique pas aux tissus dont la conductivité se trouve au cœur de la fibre : on les évalue par la décroissance de charge.
Devant un rapport d'essai, regardez d'abord la méthode employée. Une simple mention « conforme à l'EN 1149-5 » ne vaut pas un rapport qui précise la méthode, l'échantillon et la valeur mesurée. Parmi les références normatives figurent l'EN ISO 13688, pour les exigences générales des vêtements, et l'EN 60079-32-2, norme d'essai des risques électrostatiques en atmosphère explosive.
La partie 4 de la série, un essai sur le vêtement complet, est encore indiquée comme en préparation dans le texte de 2018. Le tissu se mesure en laboratoire ; le vêtement entier, lui, fonctionne selon sa conception et la façon dont on le porte.
| Partie | Ce qu'elle mesure | Rôle dans l'EN 1149-5 |
|---|---|---|
| EN 1149-1:2006 | Résistance de surface (méthode de mesure de la résistivité de surface) | ≤ 2,5 × 10⁹ Ω sur au moins une face ; ne s'applique pas aux fibres à âme conductrice |
| EN 1149-2 | Résistance à travers le matériau (résistance verticale) | Ne figure pas parmi les références normatives de l'EN 1149-5 |
| EN 1149-3:2004 | Décroissance de charge ; la méthode 2 est la charge par induction | t50 < 4 s ou S > 0,2 |
| EN 1149-4 | Essai sur le vêtement complet | En préparation selon le texte de 2018 |
| EN 1149-5:2018 | Performance des matériaux et exigences de conception | Le tissu satisfait l'une des deux méthodes ; s'y ajoutent des exigences de conception et d'information |
Sans mise à la terre, le vêtement ne sert à rien
L'EN 1149-5 ne considère pas le vêtement isolément, mais comme une partie d'un « système totalement relié à la terre », dans lequel les personnes et tous les autres conducteurs sont reliés à la terre par moins de 10⁸ Ω. La charge recueillie par le vêtement passe par le corps jusqu'aux pieds, puis des chaussures au sol. Si un maillon de la chaîne isole, la charge reste sur la personne et le résultat d'essai du tissu ne veut plus rien dire.
En pratique, ce sont les chaussures et le sol qui assurent la liaison. La règle DGUV 112-191 n'admet un sol en zone explosive comme dissipateur que si sa résistance à la terre est inférieure à 10⁸ Ω. La même règle prévient : une chaussure antistatique (A) mesurée entre 10⁸ et 10⁹ Ω n'atteint pas l'objectif de la TRGS 727, la règle technique allemande sur les risques d'inflammation électrostatique. Voir un A sur l'étiquette ne suffit donc pas ; avant de travailler en zone dangereuse, une mesure doit montrer si la chaussure convient à la tâche. Dès que le porteur perd le contact avec le sol (travail en hauteur, travaux sur cordes, surchaussures), il faut d'autres mesures pour qu'il ne se charge pas.
Certains points sortent du champ de la norme. Les gants et chaussures indépendants du vêtement ne sont pas évalués selon l'EN 1149-5. Un équipement en contact avec le vêtement, tel un appareil respiratoire, n'est pas présumé relié à la terre et demande une solution propre. La protection contre la tension du réseau est également exclue.
Les règles que les fabricants inscrivent dans leur notice deviennent quatre réflexes sur le terrain :
- Le vêtement reste fermé pendant l'usage : boutons, fermeture à glissière ou liens fermés.
- On ne l'ouvre pas et on ne l'enlève pas en atmosphère inflammable ou explosive, ni pendant la manipulation de ces substances.
- Que le porteur se penche, tende le bras ou grimpe, le vêtement extérieur continue de couvrir toute couche non conforme portée dessous. La polaire qui dépasse d'une veste remontée quand on se baisse : c'est là que la règle saute le plus souvent.
- Les parties du corps que le vêtement ne couvre pas demandent leur propre protection.
Zones ATEX et atmosphères suroxygénées
La norme du vêtement ne décide pas si une zone exige un vêtement antistatique : c'est la réglementation du lieu de travail qui le fait. Dans l'UE, il s'agit de la directive 1999/92/CE du 16 décembre 1999, dite ATEX « utilisateurs ». Son équivalent turc est le règlement sur la protection des travailleurs contre les risques liés aux atmosphères explosives, publié au Journal officiel n° 28633 du 30 avril 2013. Il impose à l'employeur de classer en zones les lieux où une atmosphère explosive peut se former (article 9) et de le consigner dans un document relatif à la protection contre les explosions (article 10), l'équivalent du DRPCE français.
Les zones 0, 1 et 2 concernent les gaz, vapeurs et brouillards ; les zones 20, 21 et 22, les poussières combustibles. En zones 0 et 20, l'atmosphère explosive est présente en permanence, pendant de longues périodes ou fréquemment. En zones 1 et 21, elle peut se former occasionnellement en fonctionnement normal. En zones 2 et 22, elle n'est pas attendue en fonctionnement normal et, si elle se forme, ne dure pas. Le point 2.3 de l'annexe II impose à l'employeur de fournir des vêtements de travail adaptés, dont les matériaux ne produisent pas de décharge électrostatique capable d'enflammer l'atmosphère.
L'évaluation des risques fait le lien entre zone et vêtement. En Allemagne, la règle DGUV 112-191 l'écrit noir sur blanc en s'appuyant sur la TRGS 727 : en zones 0, 1 et 20, les chaussures doivent maintenir la résistance de la personne à la terre à 10⁸ Ω au plus, et il en va de même en zone 21 pour les poussières dont l'énergie minimale d'inflammation est inférieure à 10 mJ. La même source note qu'on ne travaille normalement pas en zones 0 ou 20.
L'EN 1149-5 a aussi sa propre limite. Son domaine d'application prévient que les exigences de matériau et de conception peuvent être insuffisantes dans les atmosphères inflammables enrichies en oxygène, et renvoie au CEN/CLC/TR 16832:2015. Les notices des fabricants subordonnent l'usage dans ces atmosphères à l'accord du responsable sécurité. Une intervention sur une conduite d'oxygène ou un oxycoupage en espace confiné demandent donc leur propre évaluation.
Vêtements ESD : l'EN 61340-5-1 et la zone EPA
L'EN 61340-5-1 n'est pas une norme de vêtement, mais une norme de programme. Elle fixe les exigences administratives et techniques d'un programme de maîtrise ESD pour les organisations qui fabriquent, transforment, assemblent, conditionnent, testent ou transportent des composants électroniques. L'édition en vigueur est l'EN IEC 61340-5-1:2024, qui a remplacé celle de 2016. Elle vise les pièces qui supportent 100 V selon le modèle du corps humain (HBM) et 200 V selon le modèle du composant chargé (CDM), ou davantage, et demande que la tension sur les conducteurs isolés, donc non reliés à la terre, reste sous 35 V. Ses exclusions sont explicites : dispositifs explosifs à amorçage électrique, liquides, gaz et poudres inflammables.
Cette dernière phrase résume toute la différence. Un opérateur en blouse ESD ne devient pas apte à entrer dans une zone chargée de vapeurs de solvant du seul fait de sa blouse.
Côté vêtement, on distingue trois types : le vêtement de contrôle statique porté sans liaison à la terre, le vêtement raccordable à la terre, et le système raccordable qui relie le porteur à la terre par le vêtement. Les mesures suivent l'EN IEC 61340-4-9:2024 : de manche à manche et de panneau à panneau, coutures et poignets compris (point à point), résistance jusqu'au point de mise à la terre, et essai du système, de la personne jusqu'à la terre via le vêtement et le cordon de mise à la terre. Aux États-Unis, l'ANSI/ESD S20.20 exige que la résistance totale de ce système, personne, vêtement et cordon compris, reste sous 35 MΩ. La norme d'essai précise aussi que les matériaux dont la couche conductrice est noyée dans le tissu peuvent échapper à ces méthodes.
Conséquence pratique : la blouse remise au visiteur qui entre dans l'EPA et celle qu'un opérateur relie par la manchette à son bracelet ne sont pas le même produit. Le plan de maîtrise ESD du site dit laquelle il faut.
Choisissons ensemble le bon produit pour vos équipes
Indiquez les conditions du site, la quantité et la norme exigée ; nous revenons avec des options de tissu, de modèle et d'échantillon.
Chaussures : A, ESD et les autres plages de résistance
Le vêtement est le milieu de la chaîne ; la chaussure en est l'extrémité qui touche le sol. Plusieurs plages de résistance voisines s'appliquent aux chaussures ; sur le terrain, on confond surtout la chaussure antistatique et la chaussure ESD.
La propriété antistatique est obligatoire dans toutes les catégories de chaussures de sécurité, de S1 à S7, comme pour les chaussures de protection P1 à P7 et les chaussures de travail O1 à O7. D'où l'absence de marquage A séparé sur ces modèles. Les chaussures qui ne satisfont qu'aux exigences de base, SB, PB ou OB, ne sont pas testées sur ce point.
Les plages se recouvrent sans se confondre, et les méthodes d'essai diffèrent aussi. Une chaussure S3 mesurée à 500 MΩ en laboratoire est antistatique au sens de l'EN ISO 20345, mais elle est cinq fois au-dessus de la limite ESD de 100 MΩ. L'inverse existe : une chaussure ESD qui descend sous 100 kΩ ne respecte plus la limite basse antistatique des chaussures de sécurité. Cette limite basse est là pour offrir une protection limitée contre un choc électrique dangereux lors de travaux jusqu'à 250 V. Sur un site qui réunit une zone explosive et une ligne électronique, on cherche une chaussure portant les deux marquages ; ces modèles se situent entre 100 kΩ et 100 MΩ et, selon la DGUV, satisfont en général aussi l'exigence de la TRGS 727.
Deux chiffres circulent pour la limite haute ESD. La règle DGUV 112-191 retient 100 MΩ, sur la base de l'IEC 61340-5-1 ; une édition antérieure de la norme fixait 35 MΩ, et de nombreux fabricants de chaussures recommandent encore cette valeur. Écrire dans le cahier des charges celle que vous voulez règle la discussion avant la livraison plutôt qu'après.
| Type | Référence | Plage de résistance | Usage |
|---|---|---|---|
| Partiellement conductrice (C) | EN ISO 20345:2022 | ≤ 100 kΩ (10⁵ Ω) | Manipulation d'explosifs ; à proscrire en présence de pièces sous tension |
| Antistatique (A) | EN ISO 20345:2022 | > 100 kΩ – ≤ 1000 MΩ (10⁵–10⁹ Ω) | Évacuer la charge du porteur ; obligatoire de S1 à S7 |
| ESD | IEC 61340-5-1 ; essai selon EN IEC 61340-4-3 | ≤ 100 MΩ (10⁸ Ω) ; 35 MΩ dans une édition antérieure | Protéger les composants dans l'EPA |
| Antistatique + ESD | Les deux marquages | > 100 kΩ – ≤ 100 MΩ | Porteur et composant à la fois ; cohérent avec l'objectif de 10⁸ Ω de la TRGS 727 |
| Isolante électrique | EN 50321-1 | Limite basse 1000 MΩ (10⁹ Ω) | Travaux sous tension ; n'évacue pas la charge statique |
Ignifuge et antistatique dans un même vêtement
L'EN 1149-5 cherche à empêcher l'étincelle ; ce qui se passe si l'inflammation survient malgré tout n'est pas son sujet. Le second danger d'une atmosphère explosive, la flamme et la chaleur, relève de l'EN ISO 11612, la norme des vêtements de protection contre la chaleur et la flamme. Raffineries, réseaux de distribution de gaz et sites chimiques demandent donc les deux propriétés dans un seul tissu.
Dans un tissu multinormes, une faible part de fibre conductrice est tissée parmi les fibres ignifuges de base. Les deux performances sont testées séparément et l'étiquette porte les deux pictogrammes. En lisant le rapport, vérifiez si les essais thermiques et l'essai électrostatique ont été faits sur des échantillons lavés : un résultat obtenu sur tissu neuf dit peu de chose du vêtement après quelques mois de service.
La règle des couches joue ici deux fois. Pour la statique, le vêtement extérieur doit couvrir à chaque mouvement toute couche non conforme portée dessous. Pour la flamme, la couche inférieure compte aussi : un sous-vêtement synthétique qui fond lors d'un embrasement ou d'un arc peut réduire la protection apportée par le tissu ignifuge extérieur.
Enfiler un gilet antistatique séparé par-dessus une veste ignifuge ne répond pas à ce besoin : le gilet laisse les manches de la veste à découvert et, s'il n'est pas lui-même ignifuge, devient la couche la plus faible en cas de feu éclair. Les deux propriétés doivent se trouver dans la même couche, la plus extérieure.
Lavage, assouplissant et contrôle périodique de la résistance
L'avertissement des notices est sans détour : la performance antistatique peut évoluer avec l'usure, le lavage et la contamination. Tissée dans l'étoffe, la fibre conductrice ne part pas au lavage, mais avec le temps elle peut s'user, se rompre ou se couvrir de salissures et de résidus chimiques.
L'assouplissant mérite un paragraphe à part. Les assouplissants et autres antistatiques de surface peuvent modifier le comportement électrostatique d'un tissu, mais l'EOS/ESD Association qualifie leur effet de temporaire. Sur un vêtement à fibre conductrice, l'assouplissant peut embellir les mesures pendant un temps, ou au contraire enrober la fibre et réduire sa conductivité. Pour les vêtements confiés à une blanchisserie industrielle, demandez une confirmation écrite que les consignes de l'étiquette d'entretien sont appliquées, y compris une éventuelle interdiction d'assouplissant.
Les chaussures évoluent plus vite. Selon la règle DGUV 112-191, la flexion, la saleté, la température et l'humidité peuvent faire varier nettement la résistance, et les chaussures de classe I, en cuir par exemple, peuvent devenir conductrices si elles sont portées longtemps en milieu humide. Si nécessaire, la règle prévoit une mesure de résistance sur site, répétée à intervalles réguliers. Une chaussure dont la semelle a ramassé une substance qui augmente la résistance, dans une cabine de peinture par exemple, est contrôlée avant chaque entrée en zone dangereuse. Dans les zones ESD, des bornes de test servent au contrôle quotidien des chaussures.
Pour les vêtements, aucune norme ne fixe d'intervalle. L'EN IEC 61340-5-1:2024 renvoie à l'IEC 61340-5-4 pour les essais de vérification de conformité, et le plan de vérification du site en fixe la fréquence. Pour les vêtements portés en atmosphère explosive, les critères de mesure et de remplacement découlent de l'évaluation des risques et des instructions du fabricant. Consigner chaque mesure (date, numéro du vêtement, résultat) permet de montrer à un auditeur ce qui a été contrôlé, et quand.
Ce qu'il faut écrire dans le cahier des charges et la demande de devis
La lacune la plus fréquente dans les demandes de vêtements antistatiques et ESD tient en deux mots : « combinaison antistatique ». Si vous demandez un devis à Formasan, réunir les informations ci-dessous dans un seul message permet à la première proposition de tissu et de patronage de tomber juste.
- Lieu de port : la zone ATEX (par exemple zone 1 ou 22) ou l'EPA. Si les deux se trouvent dans le même bâtiment, indiquez-les séparément.
- Normes demandées : EN 1149-5:2018 ; EN ISO 11612 et les codes requis en cas de risque de flamme ; EN 61340-5-1 pour l'ESD, en précisant si le vêtement doit être raccordable à la terre.
- Documents : rapport d'essai du tissu selon l'EN 1149-1 ou l'EN 1149-3, mesure selon l'EN 61340-4-9 pour les vêtements ESD, notice d'utilisation en turc ou dans la langue du site.
- Entretien : lavage domestique ou blanchisserie industrielle, et produits chimiques utilisés par la blanchisserie.
- Logos, écussons et bandes réfléchissantes : emplacement, dimensions et matière. Tout ce qui est ajouté sur la face extérieure est choisi pour que le vêtement reste conforme à l'EN 1149-5.
- Chaussures, si elles sont aussi à fournir : A, ESD ou les deux ; pour l'ESD, 35 MΩ ou 100 MΩ.
Normes et textes de référence
- EN 1149-5:2018
- EN 1149-1:2006
- EN 1149-2
- EN 1149-3:2004
- EN ISO 13688:2013
- EN 60079-32-2:2015
- CEN/CLC/TR 16832:2015
- EN IEC 61340-5-1:2024
- EN IEC 61340-4-9:2024
- EN IEC 61340-4-3
- IEC 61340-5-4
- ANSI/ESD S20.20
- EN ISO 20345:2022
- EN 50321-1
- EN ISO 11612
- Directive 1999/92/EC
- Regulation (EU) 2016/425
- Çalışanların Patlayıcı Ortamların Tehlikelerinden Korunması Hakkında Yönetmelik (RG 30.04.2013, sayı 28633)
- TRGS 727
- DGUV Regel 112-191 (Aralık 2025)









