Ce que couvre l'EN ISO 11612 et comment lire ses lettres de code
L'EN ISO 11612 fixe les exigences minimales de performance des vêtements qui protègent le corps, mains exceptées, contre la chaleur et la flamme. L'édition en vigueur date de 2015 ; un texte ISO révisé en est au stade de projet final (FDIS). Le principe est simple : la propagation limitée de la flamme (code A) est obligatoire, et la matière doit en plus réussir au moins un des essais de chaleur codés de B à F. L'étiquette ne mentionne que les essais réussis : une ligne EN ISO 11612 A1 B1 C1, fréquente sur les vêtements industriels, n'en revendique que trois.
Le chiffre qui suit le A désigne un mode opératoire, pas un niveau. En A1, la flamme est appliquée sur la face du tissu ; en A2, sur son bord inférieur. Dans les deux cas, elle ne doit atteindre ni le bord supérieur ni les bords latéraux, aucun débris enflammé ou fondu ne doit tomber, et persistance de flamme comme incandescence résiduelle ne dépassent pas 2 secondes chacune. En surface, un trou de 5 mm ou plus fait aussi échouer l'essai. A2 n'est donc pas un cran au-dessus de A1. De B à F, au contraire, le chiffre est un vrai niveau : plus il est élevé, plus la protection est forte.
Les essais ne visent pas que le tissu neuf. Dans un rapport de 2024 d'un laboratoire textile accrédité en Espagne, le tissu a d'abord été lavé et séché en tambour cinq fois à 60 °C ; les essais de chaleur ont été faits sur ce tissu lavé, la propagation de flamme sur le tissu neuf et lavé. La résistance à la chaleur est une exigence à part : après cinq minutes en étuve à 180 °C, aucune couche ne doit s'enflammer, fondre, goutter ni rétrécir de plus de 5 % ; coutures, fermetures à glissière et boutons ne doivent ni s'enflammer ni fondre, et les fermetures doivent encore s'ouvrir.
| Code | Risque | Méthode d'essai | Niveaux et seuils |
|---|---|---|---|
| A1 | Flamme appliquée sur la surface | ISO 15025, procédure A | Pas de niveau, réussite/échec. La flamme n'atteint pas les bords, persistance de flamme et incandescence ≤2 s, aucun trou ≥5 mm |
| A2 | Flamme appliquée sur le bord | ISO 15025, procédure B | Pas de niveau, réussite/échec. La flamme n'atteint pas les bords, persistance de flamme et incandescence ≤2 s |
| B1–B3 | Chaleur convective (flamme) | ISO 9151 | HTI24 : B1 4–<10 s · B2 10–<20 s · B3 ≥20 s |
| C1–C4 | Chaleur radiante | ISO 6942, 20 kW/m² | RHTI24 : C1 7–<20 s · C2 20–<50 s · C3 50–<95 s · C4 ≥95 s |
| D1–D3 | Projection d'aluminium fondu | ISO 9185 | D1 100–<200 g · D2 200–<350 g · D3 ≥350 g |
| E1–E3 | Projection de fer fondu | ISO 9185 | E1 60–<120 g · E2 120–<200 g · E3 ≥200 g |
| F1–F3 | Chaleur de contact (250 °C) | ISO 12127-1 | Temps seuil : F1 5–<10 s · F2 10–<15 s · F3 ≥15 s |
Lire « A1 A2 B1 C1 E2 F1 » sur une étiquette
La ligne de l'étiquette abrège un rapport d'essai. Dans le rapport cité plus haut, le tissu était un sergé ignifugé déclaré par le demandeur à 245 g/m², 80 % coton, 19 % polyester et 1 % fibre antistatique. Après cinq lavages, il a obtenu 5,7 s en chaleur convective (B1), 11,8 s en chaleur radiante (C1), 8,6 s en chaleur de contact (F1) et 283 g avec l'aluminium fondu (D2). Aucune des quatre coulées de fer fondu d'environ 200 g n'a abîmé le film placé derrière (E3). Sa ligne d'étiquette : A1 A2 B1 C1 D2 E3 F1.
Les exemples commentés du HSE, l'autorité britannique de la sécurité au travail, appliquent la même logique à l'atelier. Couler de la fonte dans des moules au sol depuis une poche de coulée portée par un pont roulant : pantalon marqué E1. Charger à la main un four à induction avec des chutes, des balles et des lingots d'aluminium, quand l'air ou l'humidité piégés peuvent projeter du métal en fusion : veste et pantalon marqués D3.
Les codes décrivent le tissu, pas la coupe. Le guide du HSE parle aussi de la coupe : quand le porteur se penche, la veste doit encore couvrir la ceinture du pantalon ; le bas de jambe n'a pas de revers et tombe par-dessus la tige de la chaussure ; les vêtements de dessus ont des fermetures qui s'ouvrent vite en cas d'urgence. Ces points se discutent au devis, avec le code.
La ligne du titre de cette section, EN ISO 11612 A1 A2 B1 C1 E2 F1 sur une combinaison, se lit élément par élément :
- A1 et A2 : le tissu s'est éteint de lui-même, que la flamme touche sa face ou son bord. A2 compte là où un ourlet, un poignet ou un bas de manche peut prendre feu.
- B1 : sous une flamme directe, le capteur placé derrière le tissu a mis entre 4 et 10 secondes pour gagner 24 °C. C'est une courte marge pour s'écarter d'un embrasement, pas un temps de travail dans la flamme.
- C1 : sous 20 kW/m² de chaleur radiante, la même hausse a pris de 7 à 20 secondes. Rester longtemps devant un four demande un niveau C plus élevé.
- E2 : l'indice de projection de fer fondu se situe entre 120 et 200 g. Il se calcule d'après la masse coulée qui commence à abîmer le film PVC simulant la peau, placé derrière le tissu ; le fer est coulé vers 1 400 °C. Plus l'indice est élevé, plus le tissu porte de métal avant que le film ne soit atteint. Le HSE juge en général les codes E acceptables aussi pour l'acier, le cuivre et le laiton en fusion.
- F1 : pressé sur une surface à 250 °C, le tissu a atteint son temps seuil après 5 à 10 secondes. Pensez à un tuyau chaud contre lequel on s'appuie, ou à une pièce de fonderie heurtée du coude.
- Pas de D : aucune revendication pour l'aluminium fondu. Un bon résultat sur le fer ne dit rien de l'aluminium ; cette combinaison n'a pas sa place dans une fonderie d'aluminium.
EN ISO 11611 classe 1 ou classe 2 : les vêtements de soudeur
L'EN ISO 11611 s'applique aux combinaisons, vestes, pantalons, tabliers, manchettes, guêtres et cagoules portés pour le soudage et les techniques connexes. Elle vise les petites projections de métal en fusion, le contact bref avec une flamme et la chaleur radiante de l'arc de soudage. Le vêtement doit aussi offrir une résistance électrique suffisante pour réduire le risque de choc lors d'un contact bref et accidentel avec un conducteur sous tension jusqu'à environ 100 V continu.
Les deux classes suivent la sévérité du travail. La classe 1 couvre les techniques et situations qui produisent moins de projections et de chaleur radiante ; la classe 2, les projections abondantes et une chaleur plus forte. Deux essais les départagent ; l'annexe A de la norme donne des travaux types pour chaque classe.
Un détail de l'annexe A passe souvent inaperçu : le coupage plasma à la machine relève de la classe 1, mais la même coupe faite à la main passe en classe 2. Autre point : un niveau E élevé selon l'EN ISO 11612 ne rend pas un tissu classe 2 pour le soudage. Le tissu E3 du rapport cité plus haut s'est arrêté à 17 gouttes à l'essai de projections et a donné 11,8 s en chaleur radiante : selon l'EN ISO 11611, il est classe 1.
Il existe aussi un décalage d'édition. L'ISO a publié le 18 juin 2024 une troisième édition, l'ISO 11611:2024, qui traite de la protection contre le rayonnement UV selon trois niveaux de risque. Le CEN, l'organisme européen de normalisation, a supprimé en août 2024 son projet de reprise de ce texte comme EN ISO 11611. Une révision est en cours, mais le texte européen en vigueur reste l'EN ISO 11611:2015, d'où cette date sur les étiquettes et les certificats.
| Critère | Classe 1 | Classe 2 |
|---|---|---|
| Gouttes de métal fondu (ISO 9150) | Au moins 15 gouttes | Au moins 25 gouttes |
| Chaleur radiante, RHTI24 (ISO 6942) | ≥7 s | ≥16 s |
| Propagation limitée de la flamme (ISO 15025) | Surface (A1) et/ou bord (A2) | Surface (A1) et/ou bord (A2) |
| Résistance à la traction du tissu extérieur | ≥400 N | ≥400 N |
| Résistance électrique verticale | >10⁵ Ω | >10⁵ Ω |
| Travaux types (annexe A) | Soudage au gaz, TIG, MIG à faible intensité, soudage à l'électrode enrobée rutile, micro-plasma, brasage, soudage par points ; oxycoupage et coupage plasma à la machine | Soudage à l'électrode enrobée basique ou cellulosique, MAG, MIG à forte intensité, fil fourré autoprotégé, oxycoupage et coupage plasma manuels, gougeage ; espaces confinés et soudage au plafond |
Vêtements contre l'arc électrique : IEC 61482-2, classes APC, ATPV et ELIM
Un arc électrique n'agresse pas le tissu comme une flamme : il libère une grande quantité de chaleur en une fraction de seconde, et aucun essai de l'EN ISO 11612 ne la mesure. Les vêtements anti-arc sont donc évalués selon l'IEC 61482-2, dont l'édition internationale de 2018 a remplacé celle de 2009 ; la version européenne est l'EN 61482-2:2020. La norme ne traite que des effets thermiques de l'arc. Choc électrique, bruit, lumière et pression sortent de son champ, comme la protection des yeux, du visage, des mains et des pieds, assurée par d'autres produits.
Deux voies d'essai existent. Dans l'essai en caisson (IEC 61482-1-2), un arc de 500 millisecondes est dirigé vers l'échantillon placé dans un caisson. Un tissu ou un vêtement qui réussit l'essai à 4 kA est classé APC 1, souvent abrégé en « classe 1 » ; celui qui réussit à 7 kA, APC 2. Réussir veut dire : pas de fusion jusqu'à la face intérieure, pas plus de 5 secondes de persistance de flamme, aucun trou de plus de 5 mm, et toutes les mesures des capteurs sous la courbe de Stoll, la courbe chaleur-temps qui marque le début d'une brûlure au deuxième degré.
L'essai à arc ouvert (IEC 61482-1-1) expose les échantillons à des énergies incidentes croissantes et donne un chiffre. L'ATPV est l'énergie pour laquelle la chaleur transmise à travers le tissu a 50 % de probabilité d'atteindre le seuil de brûlure au deuxième degré. L'ELIM est l'énergie sous laquelle tous les résultats sont restés sous la courbe de Stoll sans rupture du tissu ; exigée comme valeur d'arc depuis 2018, c'est le chiffre le plus prudent. L'EBT est l'énergie pour laquelle le tissu a 50 % de probabilité de se rompre.
Les valeurs s'expriment en kJ/m² ou en cal/cm². 1 cal/cm² vaut 41,868 kJ/m², donc 8 cal/cm² font environ 335 kJ/m². Le choix part de l'énergie incidente que l'évaluation du risque d'arc calcule à la distance de travail, et la valeur d'arc du vêtement doit au moins l'égaler. Pour une tenue multicouche, on teste les couches assemblées ; additionner les valeurs de chaque couche ne donne pas le bon chiffre.
| Valeur | Essai | Ce qu'elle indique |
|---|---|---|
| APC 1 | Essai en caisson, IEC 61482-1-2 | A tenu un arc de 4 kA, 500 ms |
| APC 2 | Essai en caisson, IEC 61482-1-2 | A tenu un arc de 7 kA, 500 ms |
| ATPV | Arc ouvert, IEC 61482-1-1 | Énergie avec 50 % de probabilité d'atteindre le seuil de brûlure au deuxième degré (kJ/m² ou cal/cm²) |
| ELIM | Arc ouvert, IEC 61482-1-1 | Énergie sous laquelle aucun résultat n'a franchi la courbe de Stoll et le tissu ne s'est pas rompu |
| EBT | Arc ouvert, IEC 61482-1-1 | Énergie avec 50 % de probabilité de rupture du tissu |
EN ISO 14116 : quand la propagation limitée de la flamme suffit
L'EN ISO 14116 ne revendique rien en matière de chaleur. Son rôle est plus étroit : empêcher qu'un vêtement s'enflamme et devienne lui-même un danger lors d'un contact occasionnel et bref avec une petite flamme. Pour la chaleur, la norme renvoie à l'EN ISO 11612. Les matériaux sont essayés selon la procédure d'application sur la surface de l'ISO 15025 et classés dans l'un des trois indices, l'indice 3 étant le plus exigeant.
L'indice 1 s'accompagne d'une condition d'usage facile à oublier. Un matériau d'indice 1 ne doit pas toucher la peau, et un vêtement d'indice 1 se porte par-dessus un vêtement d'indice 2, d'indice 3 ou certifié EN ISO 11612. Un gilet haute visibilité d'indice 1 porté sur une combinaison ignifugée respecte cet ordre. Le même gilet sur un simple tee-shirt le rompt. Les critères :
- Indice 1 : la flamme n'atteint ni le bord supérieur ni un bord latéral, aucun débris enflammé ne tombe, et l'incandescence ne gagne pas le tissu intact depuis la zone carbonisée. Des trous peuvent se former.
- Indice 2 : toutes les exigences de l'indice 1, sans formation de trou.
- Indice 3 : toutes les exigences de l'indice 2, avec une persistance de flamme de 2 secondes au plus.
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Indiquez les conditions du site, la quantité et la norme exigée ; nous revenons avec des options de tissu, de modèle et d'échantillon.
Ignifuge ou ignifugé : tissus intrinsèquement ignifuges et tissus traités
L'usage confond les deux mots, que le dictionnaire distingue. Un ignifuge est le produit qui sert à rendre une matière difficilement inflammable ; une matière ignifugée est celle qui a reçu ce traitement. Les fiches techniques nomment retardateur de flamme la chimie employée. On attend du tissu un comportement : résister à l'inflammation et s'éteindre peu après le retrait de la flamme. Aucun de ces mots ne veut dire que le tissu ne peut pas brûler.
Dans un tissu intrinsèquement ignifuge, la tenue au feu vient de la structure chimique de la fibre elle-même ; les mélanges à base d'aramide et de modacrylique en font partie. Le lavage ne l'élimine pas ; la vie du vêtement s'arrête avec l'abrasion, l'amincissement et les déchirures. Un tissu traité part d'un coton ou d'un mélange riche en coton qui reçoit un apprêt retardateur de flamme durable. Un tissu ignifugé affiché « 100 % coton » est donc forcément traité : le coton seul ne résiste pas à la flamme.
Durable ne veut pas dire indestructible. Les résultats du certificat d'un tissu valent pour la méthode et le nombre de lavages indiqués par son fabricant. Quand la protection tient à un apprêt, sortir de ces conditions est plus risqué qu'avec un tissu intrinsèque. Deux questions tranchent la plupart des choix : comment et à quelle fréquence le vêtement sera-t-il lavé, et après combien de lavages le tissu a-t-il été testé selon sa fiche technique ?
Lavage des vêtements ignifugés : adoucissant, javel et sous-vêtements
L'ASTM F2757 traite du lavage domestique des vêtements ignifugés et anti-arc, l'ASTM F1449 du lavage industriel ; en pratique, l'étiquette d'entretien reste la première référence. Les consignes d'entretien partagent une même liste de produits à éviter : eau de Javel, peroxyde d'hydrogène, adoucissant et toute lessive qui en contient. La plupart des détachants vendus « à l'oxygène actif » reposent sur le peroxyde d'hydrogène ou le percarbonate, qui en libère dans l'eau ; ils entrent dans le même groupe.
L'huile et le carburant posent un autre problème. Imbibé de liquide inflammable, le tissu sert de combustible lors d'un embrasement, et un vêtement souillé d'huile ou de solvant que le lavage n'élimine pas est retiré du service. Les vêtements très sales passent à la température la plus haute que permet l'étiquette, la machine n'est pas surchargée, et ils se lavent à l'envers, séparément du linge courant. Un séchage à basse température, en sortant les vêtements encore légèrement humides, limite le rétrécissement.
Le rétrécissement n'a rien d'esthétique. Un vêtement qui rétrécit colle au corps, perd la lame d'air entre tissu et peau et devient plus difficile à retirer en urgence. L'EN ISO 11612 limite la variation dimensionnelle au lavage à ±3 % pour les étoffes tissées. Une coupe ample fait partie de la protection thermique.
La règle des sous-vêtements est tout aussi ferme. La NFPA 70E, norme américaine de sécurité électrique au travail, exclut les fibres fusibles (acétate, nylon, polyester, polypropylène, élasthanne) des couches portées contre la peau. On porte des sous-vêtements en coton ou ignifugés, et jamais une veste ou une polaire non ignifugée par-dessus : si la couche extérieure brûle, le vêtement ignifugé du dessous ne peut pas empêcher la brûlure à lui seul. La réglementation turque sur l'utilisation des EPI au travail le dit en termes généraux : les équipements portés ensemble ne doivent pas réduire la protection les uns des autres.
EN ISO 11612 et NFPA 2112 : quel rapport ?
La NFPA 2112 est la norme nord-américaine des vêtements ignifugés qui protègent le personnel industriel contre une exposition thermique de courte durée due au feu, en pratique le feu éclair (flash fire). L'édition en vigueur date de 2023. Dans sa politique d'application de 2010 pour le forage pétrolier et gazier, l'entretien des puits et la production, l'OSHA renvoie les employeurs à la NFPA 2112 et à la NFPA 2113, qui couvre choix, entretien, utilisation et maintenance.
La méthode diffère. Selon la NFPA 2112, à l'essai de flamme verticale, le tissu ne dépasse pas 100 mm de longueur carbonisée ni 2 secondes de persistance de flamme, neuf comme après 100 lavages industriels. Le transfert thermique atteint au moins 25 J/cm² (6,0 cal/cm²) en configuration espacée et 12,6 J/cm² (3,0 cal/cm²) au contact, et le retrait à 260 °C ne dépasse pas 10 %. L'essai décisif est celui du mannequin : un vêtement porté par un mannequin grandeur nature équipé de capteurs passe 3 secondes dans les flammes, et la brûlure corporelle prévue ne doit pas dépasser 50 %. La conformité exige une certification par un tiers.
Aucune des deux normes ne remplace l'autre, et un certificat ne prouve rien sur les essais de l'autre. Certains tissus portent les deux. En Europe et en Turquie, l'EN ISO 11612 fait référence pour la chaleur et la flamme ; les équipes qui partent aux États-Unis ou au Canada, ou les entreprises dont le cahier des charges vient d'un siège nord-américain, peuvent avoir besoin aussi de la NFPA 2112. Réglez la question avant la commande, pas après la livraison.
Que mettre dans un cahier des charges ou une demande de devis ?
Dans l'Union européenne, la conception et la fabrication des EPI relèvent du règlement (UE) 2016/425 ; ceux de catégorie II et III passent par un examen UE de type auprès d'un organisme notifié. La Turquie applique un règlement établi en tenant compte de ce texte (Journal officiel du 1er mai 2019, n° 30761). Le choix de l'EPI revient à l'employeur, selon son évaluation des risques ; en Turquie, le règlement sur l'utilisation des EPI au travail (Journal officiel du 2 juillet 2013, n° 28695) exige aussi le marquage CE et une notice en turc.
Si personne ne connaît encore le code, commencez par décrire la source de chaleur sur le site : de quoi il s'agit, combien de temps les personnes y sont exposées et à quelle distance elles se tiennent.
Avec une demande de devis à Formasan qui couvre les points ci-dessous, la première proposition de tissu et de patronage vise juste et le tour d'échantillons raccourcit :
- La tâche et le risque : procédé de soudage, métal coulé (aluminium, ou fer et acier), énergie incidente issue de l'évaluation du risque d'arc.
- La norme et la ligne de code exactes, par exemple « EN ISO 11612 A1 A2 B1 C1 E2 F1 », « EN ISO 11611 classe 2 A1 », « IEC 61482-2 APC 1 » ou une valeur ELIM minimale.
- Les propriétés complémentaires : antistatique pour les atmosphères explosives (EN 1149-5), haute visibilité pour les travaux routiers et de chantier (EN ISO 20471).
- Le tissu souhaité et le mode de lavage : intrinsèque ou traité, lavage à domicile ou blanchisserie industrielle, nombre estimé de lavages par an.
- Les documents demandés : attestation d'examen UE de type, rapport d'essai, notice d'utilisation dans la langue du pays.
- Tout ajout ultérieur (logos, étiquettes nominatives, bandes réfléchissantes) : il ne doit pas dégrader la classe de protection du vêtement.
Normes et textes de référence
- EN ISO 11612:2015
- EN ISO 11611:2015
- ISO 11611:2024
- IEC 61482-2:2018
- EN 61482-2:2020
- IEC 61482-1-1:2019
- IEC 61482-1-2:2014
- EN ISO 14116:2015
- ISO 15025:2016
- ISO 9151:2016
- ISO 6942:2022
- ISO 9185:2007
- ISO 12127-1:2015
- ISO 9150:1988
- EN 1149-5:2018
- NFPA 2112 (2023)
- NFPA 2113
- NFPA 70E
- ASTM F2757
- ASTM F1449
- Kişisel Koruyucu Donanım Yönetmeliği (Resmî Gazete 01.05.2019, sayı 30761)
- Kişisel Koruyucu Donanımların İşyerlerinde Kullanılması Hakkında Yönetmelik (Resmî Gazete 02.07.2013, sayı 28695)
- Regulation (EU) 2016/425








