EN 342 et EN 14058 : la frontière des −5 °C
Issues du même comité du CEN (CEN/TC 162, vêtements de protection) et révisées en 2017, les deux normes se séparent par le seuil de température et le type de produit. L'EN 342:2017 traite des ensembles et combinaisons pour les environnements froids : air à −5 °C ou moins, avec humidité et vent. L'EN 14058 vise les articles portés seuls contre le refroidissement local du corps, au-dessus de −5 °C : gilets, vestes, manteaux, pantalons et doublures thermiques amovibles.
La version en vigueur est l'EN 14058:2017+A1:2023 : amendement approuvé par le CEN en juin 2022, entré dans la liste des normes harmonisées EPI de l'UE en octobre 2024. L'EN 342:2017 et la norme gants EN 511:2006 figurent sur la même liste. Leurs avant-propos citent la France comme la Turquie parmi les membres du CEN tenus de les reprendre en normes nationales, sous les références NF EN et TS EN.
Qui demande un vêtement de travail pour chambre froide pense en général à une combinaison ou à un ensemble deux pièces EN 342. Aucune des deux normes ne couvre mains, pieds ou coiffure séparée : une étiquette EN 342 sur l'ensemble ne rend pas toute la tenue apte au froid. Gants et chaussures se choisissent selon leurs propres normes.
| Sujet | EN 342:2017 | EN 14058:2017+A1:2023 |
|---|---|---|
| Environnement | Froid : air à −5 °C ou moins | Frais : air au-dessus de −5 °C |
| Produit | Ensemble deux pièces (veste et pantalon) ou combinaison | Articles séparés : gilet, veste, manteau, pantalon, doublure thermique |
| Mesure principale | Icler : isolation effective du vêtement, mesurée sur mannequin thermique | Rct : résistance thermique de l'étoffe, mesurée sur plaque chaude gardée transpirante |
| Toujours sur l'étiquette | Valeur Icler et classe de perméabilité à l'air (AP) | Résultat Rct |
| Si le fabricant le revendique | Pénétration de l'eau (WP) | Perméabilité à l'air et pénétration de l'eau |
| Pour le travail au mouillé | EN ISO 24232 (ex-EN 343) en plus | EN ISO 24232 (ex-EN 343) en plus |
| Hors du champ | Gants, chaussures, coiffure séparée | Gants, chaussures, coiffure séparée |
Lire une étiquette EN 342 : Icler, AP et WP
L'EN 342 se distingue de la plupart des normes vestimentaires : l'isolation se mesure sur le vêtement fini, pas sur un échantillon de tissu. L'ensemble est enfilé, avec les sous-vêtements de référence fixés par la norme, sur un mannequin thermique grandeur nature. Superposition, coupe, ajustement, tombé et surface du corps couverte entrent dans le résultat : l'Icler, isolation thermique effective résultante, en m²K/W. Plus il est élevé, plus l'ensemble est chaud.
L'unité clo aide à situer ce chiffre : 1 clo vaut 0,155 m²K/W. Dans les tableaux de l'ISO 9920, sous-vêtement à manches courtes, chemise, pantalon, veste, chaussettes et chaussures font environ 1 clo. Sous-vêtements longs, veste et pantalon isolés, parka matelassée, salopette, chaussettes, chaussures, bonnet et gants atteignent 2,55 clo, soit 0,395 m²K/W. C'est l'isolation de base, distincte de l'Icler mesuré sur mannequin, mais l'ordre de grandeur est là.
L'Icler seul n'indique pas de température. L'annexe C, informative, le convertit en plage de température pour un niveau d'activité et une durée d'exposition donnés. Le même ensemble couvre une température plus basse pour le préparateur qui marche dans les allées que pour l'opérateur immobile au poste d'étiquetage. Dans la demande de devis, réclamez au fabricant la ligne du tableau correspondant à votre chambre et à vos horaires de poste.
AP désigne la perméabilité à l'air du tissu extérieur, mesurée selon l'EN ISO 9237. Comme le vent accroît nettement les pertes par convection, la norme en fait, avec l'isolation, l'une des deux propriétés essentielles à tester et à marquer. WP, la résistance à la pénétration de l'eau (essai de pression hydrostatique), reste facultative : à ces températures, l'exposition à l'eau est jugée rare et limitée. Au-delà de l'occasionnel, la norme pluie prend le relais : l'EN 343, aujourd'hui EN ISO 24232.
Certaines propriétés sont testées sans figurer sur l'étiquette : déchirure du tissu extérieur, éclatement d'un tissu extérieur tricoté, souplesse au froid des matériaux enduits ou laminés, variation dimensionnelle après nettoyage. Avertissement de la norme, à transmettre au responsable du lavage : un ensemble porté souvent peut perdre une part importante de son isolation avec les lavages et l'usure. L'Icler de l'étiquette a été mesuré après le prétraitement de la norme, pas sur un ensemble passé un an en blanchisserie.
| Marquage | Objet | Mesure | Lecture |
|---|---|---|---|
| Icler (m²K/W) | Isolation thermique effective du vêtement | Mannequin thermique grandeur nature, sous-vêtements de référence (EN ISO 15831) | Plus haut, plus chaud ; équivalences en température à l'annexe C |
| Classe AP | Perméabilité à l'air du tissu extérieur | EN ISO 9237 | Arrêt du vent et de l'air en mouvement ; marquée avec l'Icler |
| Classe WP | Résistance du tissu extérieur à la pénétration de l'eau | Essai de pression hydrostatique (EN 20811) | Facultative ; au mouillé, voir l'EN 343 |
| Ret (m²Pa/W) | Résistance du tissu à la vapeur d'eau | Plaque chaude gardée transpirante (EN ISO 11092) | Valeur basse utile si l'on entre et sort souvent, et vers 0 °C |
EN 14058 : chambre froide positive et articles séparés
L'EN 14058 répond à une question plus étroite : au-dessus de −5 °C, en chambre froide positive ou sur un chantier en hiver, que vaut un vêtement qui réchauffe une partie du corps ? L'introduction cite le travail en extérieur, dans le bâtiment par exemple, et en intérieur, dans l'agroalimentaire. Le gilet matelassé porté sous un tablier en salle de découpe de viande est un produit EN 14058 typique.
Ici, on mesure l'étoffe : la résistance thermique Rct, sur plaque chaude gardée transpirante (EN ISO 11092), elle aussi en m²K/W. Perméabilité à l'air et pénétration de l'eau ne sont exigées que si la notice revendique une protection contre le vent ou l'eau ; dans cette plage, explique l'introduction, un vêtement de chantier ou d'agroalimentaire n'a souvent pas besoin d'une étoffe étanche à l'eau ou à l'air.
Si le vêtement a aussi un Icler mesuré sur mannequin, l'annexe C peut le traduire en plage de température, comme pour l'EN 342. Sinon, vous ne connaissez que la résistance de l'étoffe ; coupe, fermetures, ouvertures au cou et à la taille ne sont pas comptées.
Règle pratique : sous −5 °C, un gilet EN 14058 ne remplace pas un ensemble EN 342. L'inverse pose aussi problème : une ligne de conditionnement au-dessus de zéro équipée de combinaisons EN 342 complètes transpire, et la sueur, on le verra, ruine l'isolation.
Humidité et EN 343 : une tenue grand froid n'est pas un vêtement de pluie
Si l'on prévoit du mouillé, l'EN 342 comme l'EN 14058 renvoient à la norme pluie EN 343. Elle classe les vêtements contre précipitations, neige, brouillard et humidité du sol selon leur résistance à la pénétration de l'eau et à la vapeur d'eau. La pénétration de l'eau est testée sur le tissu extérieur et sur les coutures.
Publiée en octobre 2025, l'EN ISO 24232:2025 a remplacé l'EN 343:2019 ; les organismes nationaux avaient jusqu'en avril 2026 pour la reprendre. Depuis le 4 septembre 2026, la liste des normes harmonisées de l'UE cite l'EN ISO 24232:2025 à la place de l'EN 343:2019. Des vêtements étiquetés selon l'ancienne norme resteront un temps en stock et en service. Le champ ne change pas : précipitations, brouillard, humidité du sol.
Il ne pleut pas en chambre froide, mais on s'y mouille : eau de lavage, neige et pluie amenées sur le quai, gouttes des produits qui décongèlent. Plus discrète, la condensation : une tenue grand froid qui sort dans un couloir chaud et humide se charge d'humidité, et chez l'opérateur de quai qui entre et sort toute la journée, elle s'accumule. L'introduction de l'EN 342 cite d'ailleurs le travail en entrepôt frigorifique comme exemple d'exposition intermittente. Dans ce cas, et autour de 0 °C, le passage de la vapeur à travers le tissu compte ; un Ret bas aide l'équilibre thermique et le confort.
Dehors, sous la pluie ou la neige fondue, deux voies existent : une couche extérieure EN ISO 24232 ou EN 343 par-dessus la couche isolante, ou une tenue grand froid testée aussi à la pénétration de l'eau, dont l'étiquette EN 342 doit alors porter une classe WP.
Chambre froide et froid extérieur ne demandent pas la même tenue
En chambre froide négative, la température est stable, il n'y a pas de vent, mais l'air bouge un peu. Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) recommande au plus 1 m/s de vitesse d'air dans les chambres réfrigérées ; face au ventilateur d'un évaporateur, le préparateur sent le courant d'air. La vraie variable, c'est le temps. Un préparateur à −20 °C peut passer des heures dans les mêmes conditions ; un cariste sur le quai passe du chaud au froid toute la journée et a besoin d'une tenue qui s'ouvre et se ferme vite.
Dehors, le vent décide. Dans les indications sur le refroidissement éolien reprises par le CCHST, la peau mouillée au vent se calcule avec une température de l'air inférieure de 10 °C à la valeur mesurée. Une couche extérieure qui coupe le vent et arrête l'eau compte autant que l'épaisseur de l'isolant. Pour une équipe de chantier en hiver, gilet matelassé EN 14058, couche extérieure EN ISO 24232 et couche haute visibilité se prévoient ensemble.
La réglementation turque distingue aussi les deux cas. L'annexe 3 du règlement sur l'utilisation des EPI au travail cite le travail en chambre de surgélation parmi les activités pouvant exiger des vêtements de protection, et le travail dehors par temps froid et pluvieux parmi celles qui demandent des vêtements contre les intempéries.
Avec des chariots dans les allées, la tenue de chambre froide doit aussi être visible. Haute visibilité et protection contre le froid peuvent se combiner dans un même vêtement, mais chacune est testée selon sa norme et les deux doivent figurer sur l'étiquette. En agroalimentaire, le vêtement ne doit pas non plus libérer de corps étrangers dans le produit et doit supporter le lavage du site. Un ensemble isolé lavable, sans poches extérieures ni boutons apparents, n'a donc pas la coupe d'une tenue d'entrepôt.
Choisissons ensemble le bon produit pour vos équipes
Indiquez les conditions du site, la quantité et la norme exigée ; nous revenons avec des options de tissu, de modèle et d'échantillon.
Trois couches : base, isolation, protection extérieure
Les couches fonctionnent pour deux raisons : l'air immobile emprisonné entre elles isole, et leur nombre permet de régler, en ouvrant une couche quand on a chaud, en en ajoutant une à la pause. Le CCHST note que plusieurs couches protègent mieux qu'un seul vêtement épais et que chacune doit être plus ample que celle du dessous. Une couche extérieure trop serrée comprime l'isolant, et l'isolation baisse.
Chaque couche a son rôle :
- Première couche : garder la peau sèche. Prenez des fibres qui éloignent l'humidité de la peau : laine, polyester, polypropylène. Le coton s'humidifie vite et n'isole plus, alors que la laine et les synthétiques gardent une partie de leur chaleur une fois mouillés.
- Couche isolante : polaire, veste et pantalon matelassés, ou doublure de l'ensemble EN 342 lui-même. Ce qui compte, c'est l'air immobile qu'elle retient, plus que son épaisseur.
- Couche extérieure : elle arrête le vent et l'humidité du dehors et laisse sortir la vapeur d'eau du corps. Col, taille et poignets doivent se régler, et des zips d'aération sous les bras changent la donne pour les travaux physiques.
Mains et pieds : gants EN 511 et chaussures marquées CI
L'EN 511:2006 couvre les gants contre le froid convectif et le froid de contact jusqu'à −50 °C. Pour le froid convectif, le gant est enfilé sur une main chauffée électriquement, et l'on mesure la puissance qui la maintient entre 30 et 35 °C. Le froid de contact se mesure par la résistance thermique à la prise d'un objet froid. Pour l'eau, le gant est immergé jusqu'au poignet : sans fuite en fin d'essai, il obtient 1, sinon 0, et la notice doit alors prévenir qu'il peut perdre son isolation une fois mouillé. Les trois chiffres du marquage suivent cet ordre : convectif, contact, eau.
Deux conditions plafonnent les niveaux revendiqués. Le gant doit atteindre au moins le niveau 1 en abrasion et en déchirure selon l'EN 388. Pour afficher 2, 3 ou 4 en froid convectif ou de contact, il lui faut au moins le niveau 2 dans ces deux essais ; sinon, il plafonne à 1 en froid. Prévu pour moins de −30 °C, un gant doit aussi supporter sans fissure un pliage à −50 °C. Les gants multicouches sont testés toutes couches réunies : un sous-gant associé à un autre gant extérieur forme une combinaison que l'étiquette ne décrit pas.
Gants ou moufles ? Le CCHST reprend une règle empirique pour les tâches sans gestes fins : travail léger, des gants dès que l'air passe sous 4 °C ; travail modéré, sous −7 °C ; sous −17 °C, des moufles. L'INRS compte parmi les facteurs de risque le contact de la peau nue avec un métal à moins de −7 °C. Pour un préparateur avec scanner portable, la réponse habituelle : un sous-gant fin et respirant sous un gant extérieur facile à retirer et à remettre. Achetés en lot testé ensemble, les deux restent fidèles à l'étiquette.
Dans la famille EN ISO 20345 des chaussures de sécurité, l'isolation du semelage contre le froid est marquée CI. D'après la règle de protection des pieds de la DGUV, l'assurance accident légale allemande, l'essai place la chaussure à −17 °C avec +23 °C à l'intérieur ; après 30 minutes, la surface de la première de propreté ne doit pas avoir perdu plus de 10 °C. La même règle précise qu'en chambre froide et dans les zones comparables, l'isolation de la semelle compte plus que celle de la tige. Les semelles en polyuréthane isolent bien ; le caoutchouc et le PVC demandent des mesures complémentaires. Embouts acier et inserts anti-perforation métalliques ne rendent pas la chaussure plus froide.
Chaussettes et pointure font partie du même système. Essayez les chaussures avec les chaussettes du travail ; avec deux paires, celle du dessus prend une taille de plus. Des chaussettes trop épaisses serrent le pied, compriment l'isolation et freinent la circulation. Pour qui reste longtemps debout sur un sol froid, le Health and Safety Executive britannique (HSE) suggère un revêtement de sol isolant ou des chaussures prévues pour cet usage.
| Niveau | Froid convectif : isolation ITR (m²K/W) | Froid de contact : résistance R (m²K/W) |
|---|---|---|
| 1 | 0,10 ≤ ITR < 0,15 | 0,025 ≤ R < 0,050 |
| 2 | 0,15 ≤ ITR < 0,22 | 0,050 ≤ R < 0,100 |
| 3 | 0,22 ≤ ITR < 0,30 | 0,100 ≤ R < 0,150 |
| 4 | ITR ≥ 0,30 | R ≥ 0,150 |
Transpiration, pauses et durée d'exposition
L'erreur la plus courante au froid est de trop se couvrir. On soulève des colis, on transpire, la sueur imbibe la première couche, qui perd vite son isolation, et la première minute d'arrêt fait frissonner. L'introduction de l'EN 342 est nette : en travail continu au froid, il faut éviter la transpiration, car l'humidité absorbée ronge l'isolation au fil du poste. Son remède : une isolation adaptée à la tâche plutôt que la plus forte disponible, et une tenue réglable plutôt qu'un ensemble fermé et figé. Ouvrir aérations et fermetures évacue chaleur et humidité plus vite que la diffusion à travers les couches.
Pour ne pas transpirer, le CCHST propose un ordre : les gants d'abord (sauf s'ils protègent de la neige ou de la glace), puis le bonnet et l'écharpe, puis ouvrir la veste à la taille et aux poignets, enfin ôter les couches extérieures. En se refroidissant, on l'inverse. Sous un casque de chantier, un bonnet ou une cagoule limite les pertes de chaleur, mais prenez un modèle approuvé par le fabricant du casque pour qu'il protège toujours comme prévu. Un vêtement sale tient aussi moins chaud : la saleté comble l'air entre les fibres.
Aucun chiffre unique de pauses ou de présence continue ne vaut pour tous les sites : température, vitesse de l'air, charge de travail et isolation de la tenue s'évaluent ensemble. L'EN ISO 11079 fait ce calcul : isolation vestimentaire requise pour l'ambiance et la charge (IREQ) et, si la tenue ne suffit pas, durée d'exposition admissible. L'INRS conseille un appui spécialisé : l'évaluation repose sur des mesures et leur interprétation.
En Turquie, le cadre est l'évaluation des risques. Le règlement sur l'utilisation des EPI au travail impose de fixer les conditions d'utilisation, notamment la durée de port, selon le niveau de risque, la fréquence d'exposition, les caractéristiques de chaque poste et les performances de l'équipement. Portés ensemble, plusieurs EPI doivent être choisis pour que l'un ne réduise pas la protection de l'autre. Bonnet sous le casque, sous-gant dans le gant extérieur : c'est cette règle au quotidien.
Les organismes de prévention disent à peu près la même chose. Pour le froid, le HSE liste des vêtements adaptés, des pauses pour se réchauffer et boire chaud dans un local chauffé, des horaires souples ou une rotation des postes, et des procédés qui réduisent le temps passé en zone froide. L'INRS demande un local de repos chauffé sans excès pour sécher les vêtements et garder des rechanges, un temps de récupération supplémentaire après une exposition à très basse température, des sols chauffants et des sièges isolés aux postes statiques comme l'étiquetage, des portes qui s'ouvrent de l'intérieur et une alarme sonore et lumineuse contre l'enfermement. Le CCHST conseille, en salle de pause, d'ouvrir col, taille et poignets ou d'ôter la couche extérieure, pour que la sueur s'évapore et qu'on reparte au sec.
Les ambiances aux effets comparables à −50 °C ou moins forment une classe à part. Le règlement européen sur les EPI (2016/425) range l'équipement conçu pour ce froid en catégorie III, la plus élevée. Selon les lignes directrices de la Commission européenne, le critère est une peau exposée qui peut geler en moins de deux minutes. Ces −50 °C s'entendent par air calme, avec un vent d'au plus 5 km/h ; par vent plus fort, le même effet survient à des températures moins basses. Le règlement turc sur les EPI s'appuie sur ce texte.
Ce qu'il faut écrire dans la demande de devis et le cahier des charges
« Veste grand froid, 50 pièces » n'est pas un cahier des charges. Le fournisseur a besoin de quatre informations : la température de la chambre, le temps qu'une personne y passe sans pause, son niveau d'activité (préparation en marchant ou poste fixe) et l'origine de l'humidité. Elles fixent l'Icler visé pour un ensemble EN 342, disent si une classe WP est nécessaire et montrent si un vêtement EN 14058 suffit en chambre positive.
Dans une demande de devis à Formasan, indiquer l'effectif, la répartition des tailles et ce qui sera porté dessous fait gagner du temps, car la couche extérieure se dimensionne autour des deux autres. En agroalimentaire la température de lavage, en entrepôt la haute visibilité face aux chariots modifient aussi le patronage.
Prévoyez la tenue, les gants et les chaussures comme un seul système. Formasan fabrique les tenues grand froid et les couches thermiques, et fournit les gants et les chaussures de sécurité. Pour les gants, inscrivez au cahier des charges le niveau minimal de froid convectif et le chiffre de l'eau ; pour les chaussures, le code de catégorie et le marquage CI, par exemple S3 CI.
À la livraison, vérifiez l'étiquette : numéro et année de la norme (EN 342:2017 par exemple), valeur Icler, classes, marquage CE et notice dans la langue de l'utilisateur, consignes de lavage comprises. L'isolation pouvant baisser au lavage, remettez ces consignes par écrit à la blanchisserie ; une tenue mouillée pouvant ne pas sécher entre deux postes, prévoyez une tenue de rechange par personne.
Normes et textes de référence
- EN 342:2017
- EN 14058:2017+A1:2023
- EN 343:2019
- EN ISO 24232:2025
- EN 511:2006
- EN 388:2016+A1:2018
- EN ISO 20345:2022
- EN ISO 11079
- EN ISO 9920:2007
- EN ISO 15831:2004
- EN ISO 11092:2014
- EN ISO 9237:1995
- Regulation (EU) 2016/425
- Commission Implementing Decision (EU) 2026/1279
- Kişisel Koruyucu Donanım Yönetmeliği (RG 01.05.2019, sayı 30761)
- Kişisel Koruyucu Donanımların İşyerlerinde Kullanılması Hakkında Yönetmelik (RG 02.07.2013, sayı 28695)








