Ce que dit le numéro de type
Le numéro de type décrit le comportement de la combinaison complète face à une forme d'exposition, pas la qualité du tissu. L'essai porte à la fois sur les coutures, la glissière, la capuche et les poignets : la fiche technique d'un tissu ne donne donc jamais, à elle seule, le type de la combinaison.
Ces chiffres ne forment pas une échelle. Les types 1, 3, 4 et 6 se rangent sur un axe liquides et gaz, par degré d'étanchéité ; le type 5 suit son propre axe, celui des particules sèches. Une combinaison type 4 qui n'a pas passé l'essai type 5 n'est pas certifiée contre la poussière. Sur une étiquette multi-types, chaque chiffre est un rapport d'essai distinct.
Le matériau est classé à part, selon l'EN 14325:2018 (matériaux, coutures, jonctions et assemblages). Les normes d'essai au jet et à la pulvérisation ne mesurent pas la perméation à travers le tissu. Le temps qu'un solvant met à traverser se lit dans la liste chimique du fabricant et dans la fiche de données de sécurité, pas dans le numéro de type.
Le choix commence à la rubrique 8 de cette fiche, « Contrôles de l'exposition/protection individuelle » : le fournisseur y indique l'équipement nécessaire pour le corps et, pour les gants, le matériau, l'épaisseur et le temps de passage.
Les niveaux A à D de l'OSHA américaine (29 CFR 1910.120, annexe B) associent vêtement et protection respiratoire ; les types européens classent le vêtement seul. Les deux systèmes ne se correspondent pas terme à terme.
Du type 1 au type 6 : normes et essais sur combinaison complète
Le tableau en fin de section donne pour chaque type la norme dans son édition harmonisée au titre du règlement EPI (liste récapitulative de la Commission européenne, septembre 2026) et l'essai qui le fonde.
Le type 1 couvre les combinaisons étanches aux gaz, ventilées ou non, testées comme ensembles complets. L'EN 943-1 prend en compte coutures, jonctions et fixation des accessoires ; gants, bottes et appareil respiratoire relèvent de leurs propres normes. Immersion totale, feu, chaleur, risques explosifs, radiologiques et infectieux sont hors de son champ.
Le type 2 survit dans d'anciens documents. Le document technique de l'ECDC sur les EPI (2014) en fait le type non étanche aux gaz de l'EN 943-1:2002, à côté des sous-types étanches 1a, 1b et 1c encore lisibles sur de vieilles étiquettes ; la notice doit expliquer tout marquage. L'édition 2015 ne couvre que les combinaisons étanches aux gaz. Un cahier des charges qui demande un type 2 se reprend à partir de l'exposition réelle, en général pour choisir entre type 1 et type 3.
Les types 3 et 4 se distinguent par leurs jonctions, entre les parties du vêtement et avec capuche, gants, bottes, visière ou appareil respiratoire s'il y en a : étanches aux liquides pour le type 3, aux pulvérisations pour le type 4. L'essai au jet frappe la combinaison d'un jet sous pression ; l'essai de pulvérisation l'enveloppe de gouttelettes. Désaccoupler un flexible sur une ligne de remplissage, où l'acide peut gicler, relève du type 3 ; rincer une surface au produit dilué, plutôt du type 4.
Le type 6 est volontairement limité : pulvérisations légères, aérosols liquides, petites projections à basse pression, sans exigence de barrière au niveau moléculaire. Quelques gouttes sur le devant pendant le transvasement d'un échantillon au laboratoire, oui. Un seau de solution renversé, non.
PB (partial body) désigne une protection partielle du corps : blouses, tabliers, vestes, pantalons, manchettes et cagoules marqués PB [3], PB [4] ou PB [6]. Ils ne passent pas l'essai sur combinaison complète ; seuls le matériau et les coutures sont exigés. Un tablier PB [6] ne remplace donc pas une combinaison type 6 : ce qu'il ne couvre pas reste exposé.
| Type | Protège contre | Norme (édition en vigueur) | Essai sur combinaison complète | Protection partielle |
|---|---|---|---|---|
| Type 1 | Gaz, vapeurs, produits chimiques liquides et solides ; étanche aux gaz | EN 943-1:2015+A1:2019 ; EN 943-2:2019 pour les équipes d'urgence (ET) | Étanchéité aux gaz | Aucune |
| Type 2 | Combinaison non étanche aux gaz | Défini dans l'EN 943-1:2002 ; absent de l'édition actuelle | — | Aucune |
| Type 3 | Jet de liquide sous pression ; jonctions étanches aux liquides | EN 14605:2005+A1:2009 | Essai au jet (EN ISO 17491-3) | PB [3] |
| Type 4 | Pulvérisation intense ; jonctions étanches aux pulvérisations | EN 14605:2005+A1:2009 | Essai de pulvérisation à haut niveau (EN ISO 17491-4, méthode B) | PB [4] |
| Type 5 | Particules solides en suspension dans l'air | EN ISO 13982-1:2004+A1:2010 | Fuite vers l'intérieur, aérosol de poussière fine (EN ISO 13982-2) | Aucune |
| Type 6 | Pulvérisations légères, aérosols liquides, projections à basse pression et faible volume | EN 13034:2005+A1:2009 | Essai de pulvérisation réduit (variante de l'EN ISO 17491-4) | PB [6] |
Combinaison type 5/6 : ce que cela signifie, et pour quels travaux
Une combinaison type 5/6 couvre tout le corps et a réussi l'essai particules sèches de l'EN ISO 13982-1 comme l'essai pulvérisation légère de l'EN 13034. Le double marquage répond à deux risques fréquents : la poussière dans l'air et la gouttelette égarée.
Travaux typiques : vidage de sacs de poudre dans une cuve, maintenance près d'anciens calorifuges et de matériaux amiantés, grattage de peintures au plomb, pesée de poudres pharmaceutiques ou de pigments, nettoyage à sec de cuves, prélèvements peu éclaboussants. Les traitements antiparasitaires par pulvérisation des collectivités et le nettoyage à la mousse en agroalimentaire sont à la limite : une pulvérisation intense appelle le type 4, et l'application de pesticides a sa norme, l'EN ISO 27065.
Ses limites comptent plus que son chiffre. Une combinaison type 5/6 ne revendique rien contre les gaz ou les vapeurs, domaine du type 1, ni contre un liquide sous pression ; elle n'est pas faite pour travailler à genoux dans un liquide ou appuyé des heures contre une surface mouillée. Le HSE britannique rappelle qu'en extérieur une combinaison imperméable peut s'imposer ; une type 5/6 trempée par la pluie n'en est pas une.
Une étiquette type 4/5/6 ajoute l'essai de pulvérisation à haut niveau. Le numéro de type ne dit rien des coutures recouvertes ou soudées ni du rabat adhésif sur la glissière, que le guide EPI de l'ECDC conseille d'inscrire au cahier des charges. Le tableau ci-dessous n'est qu'un point de départ.
| Situation sur site | Type de départ | Remarque |
|---|---|---|
| Vidage de sacs de produits chimiques en poudre | Type 5 (souvent type 5/6) | Protection respiratoire choisie séparément |
| Intervention sur matériaux contenant de l'amiante | Type 5, avec capuche, une taille au-dessus | Masque FFP3 ou à filtre P3 au minimum (HSE) ; désamiantage soumis à une réglementation distincte |
| Grattage de peinture au plomb, poussière de plomb | Vêtement de travail propre et en bon état, ou type 5 | Sort du site uniquement vers une blanchisserie spécialisée, jamais au domicile |
| Prélèvements, transvasements au laboratoire | Type 6 ou tablier et manchettes PB [6] | Type 4 ou type 3 si un déversement plus important est possible |
| Lavage par pulvérisation, nettoyage à la mousse | Type 4 | EN ISO 27065 pour l'application de pesticides |
| Ouverture de ligne, risque de liquide sous pression | Type 3 | Jonctions avec gants et bottes étanches aux liquides, elles aussi |
| Intervention sur une fuite de gaz ou de vapeur | Type 1 | Avec appareil respiratoire isolant ; EN 943-2 pour les équipes d'urgence |
Amiante et poussière de plomb : la combinaison et le FFP3
Pour l'amiante, le type est réglé. Le Health and Safety Executive (HSE) britannique juge adaptées les combinaisons jetables type 5 (EN ISO 13982-1), dans sa fiche EM6 pour les travaux sans licence comme dans le L143, code de pratique approuvé du Control of Asbestos Regulations 2012. L'attention porte sur la façon de la porter.
Le HSE recommande une taille au-dessus, pour que les coutures tiennent quand on se penche ou qu'on tend le bras. Poignets, chevilles et capuche élastiqués, pas de poches à poussière. Les jambes passent par-dessus les bottes, sinon la poussière descend dans la chaussure ; la capuche recouvre les sangles du masque ; les poignets lâches se ferment à l'adhésif. Pas de chaussures à lacets, où les fibres se logent, et des bottes sans lacets plutôt que des surbottes jetables, qui font glisser.
Pour le visage, le HSE demande un facteur de protection assigné d'au moins 20 : masque jetable FFP3 (EN 149) ou demi-masque à filtre P3. Aucun ne tient sur une barbe, même de quelques jours, et un long travail continu demande une ventilation assistée. En fin de poste, le masque s'enlève en dernier, après la combinaison.
En Turquie, le désamiantage relève du règlement sur les mesures de santé et de sécurité pour les travaux exposant à l'amiante : opérateurs placés sous la responsabilité d'un spécialiste du désamiantage, chantier déclaré avec un plan de travail. L'article 14 vise les vêtements : les EPI restent sur le lieu de travail ; les vêtements de protection sont nettoyés sur place ou dans l'installation de nettoyage et n'en sortent qu'en conteneurs fermés ; les tenues de travail sont rangées à part des vêtements personnels, sans frais pour les salariés.
Le plomb fonctionne autrement. Le code L132 du HSE admet souvent un vêtement de travail ordinaire, propre et en bon état. L'essentiel : que le vêtement ne transporte pas le plomb. Il ne doit ni accumuler ni retenir la poussière ; deux tenues au moins sont fournies, une portée, une au lavage ; le vêtement contaminé ne sort que vers une blanchisserie spécialisée, jamais au domicile. Pour le ponçage à sec, ou sans circuit de blanchisserie maîtrisé, la combinaison jetable type 5 simplifie les choses.
En Turquie, la surveillance médicale et la plombémie des travailleurs du plomb sont fixées par l'annexe 2 du règlement sur les mesures de santé et de sécurité pour les travaux avec des agents chimiques. La combinaison ne remplace pas cette surveillance ; elle empêche le plomb de rentrer à la maison.
Marquages complémentaires : B, ET, EN 1073-2 et EN 1149-5
Chaque ajout au numéro de type correspond à un essai distinct ; le tableau ci-dessous réunit les plus courants.
B signifie biologique. Selon l'ECDC, un B après le numéro de type indique que le matériau est aussi certifié contre des contaminants biologiques : un tissu type 5-B a passé l'essai particules et ceux de l'EN 14126, dont l'ISO 16604, qui mesure avec un bactériophage la résistance aux pathogènes transmissibles par le sang. Pour l'ECDC, le matériau type 3-B arrête efficacement aérosols et très petites particules, virus ou spores. Les tenues chirurgicales sortent du champ de l'EN 14126.
L'EN 1073-2 vise les vêtements non ventilés contre la contamination radioactive particulaire. Ils protègent tronc, bras et jambes ; bottes, gants et protection respiratoire ont leurs propres normes. Le sujet est la poussière radioactive déposée sur la peau et les vêtements, pas l'écran contre le rayonnement.
L'EN 1149-5:2018 traite du matériau et de la conception des vêtements à dissipation électrostatique, pensés comme partie d'un système entièrement mis à la terre, où personnes et conducteurs sont reliés à la terre par moins de 10⁸ Ω, en atmosphère explosive d'énergie minimale d'inflammation d'au moins 0,016 mJ. Ils peuvent ne pas suffire en atmosphère enrichie en oxygène et ne protègent pas de la tension du secteur. Avec des chaussures isolantes, la charge n'a nulle part où aller : en zone ATEX, combinaison, chaussures et sol se choisissent ensemble.
| Marquage | Norme | Ce qu'il indique | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Type 5-B, 6-B, etc. | EN 14126:2003 | Le matériau a aussi été testé contre les agents infectieux | Ne définit ni coutures recouvertes, ni capuche fixe, ni rabat sur la fermeture |
| PB [3], PB [4], PB [6] | EN 14605, EN 13034 | Vêtement couvrant une partie du corps (tablier, manchettes, blouse) | Pas d'essai sur combinaison complète ; ne remplace pas une combinaison |
| ET | EN 943-2:2019 | Combinaison type 1 étanche aux gaz pour équipes d'urgence | Type 1 uniquement |
| EN 1073-2 | EN 1073-2:2002 | Vêtement non ventilé contre la contamination radioactive particulaire | Empêche la contamination ; ne fait pas écran au rayonnement |
| EN 1149-5 | EN 1149-5:2018 | Vêtement qui dissipe les charges électrostatiques | Porteur relié à la terre obligatoire ; parfois insuffisant en atmosphère enrichie en oxygène |
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Jetable ou réutilisable ?
L'EN 13034 et l'EN 14605 couvrent les vêtements à usage limité (jetables) comme les réutilisables. Le choix dépend de la substance, du degré de contamination et de la possibilité de décontaminer sans risque.
« Jetable » n'est pas une protection en soi. Certaines combinaisons jetables, vendues contre la peinture et la saleté, n'ont aucun numéro de type chimique. Le règlement européen sur les EPI réserve la catégorie I aux risques minimes, comme les blessures mécaniques superficielles ou les produits de nettoyage à action faible. Sans numéro de type ni numéro d'organisme notifié à quatre chiffres près du marquage CE, la combinaison n'est faite ni pour les produits chimiques ni pour l'amiante.
Une combinaison jetable dure un poste, moins si elle est contaminée. Pour l'amiante, le HSE veut le plus souvent qu'elle parte en déchets amiantés après chaque poste, sauf prélèvement occasionnel à faible risque. La suspendre à un crochet pour le lendemain, c'est reporter l'extérieur sale sur l'intérieur propre. Le règlement européen demande aussi que la notice indique, le cas échéant, la date ou le délai de péremption : vérifiez les vieux cartons du magasin.
Un vêtement réutilisable demande après chaque usage décontamination, inspection et enregistrement : cloques, raidissement, surface collante, rayures, glissière abîmée. En Turquie, le règlement sur l'utilisation des EPI au travail impose entretien et contrôles selon la notice du fabricant, gratuité des EPI et durée d'utilisation adaptée au risque, à la fréquence d'exposition et aux performances de l'équipement. Contaminées par l'amiante ou le plomb, les tenues réutilisables vont en blanchisserie spécialisée ; pour l'amiante, dans des sacs solubles à l'eau chaude, chargés sans être ouverts.
Catégorie III et marquage CE : ce que doit montrer l'étiquette
Le règlement (UE) 2016/425 classe en catégorie III les substances et mélanges dangereux pour la santé, les agents biologiques nocifs et les rayonnements ionisants, risques aux conséquences très graves comme la mort ou des atteintes irréversibles à la santé. Toute combinaison de protection chimique, même une jetable type 5/6, est donc dans la catégorie la plus élevée. La Turquie applique le même schéma (règlement EPI aligné sur le 2016/425, Journal officiel du 1er mai 2019, n° 30761).
Avant sa mise sur le marché, un produit de catégorie III passe deux étapes : l'examen UE de type par un organisme notifié (module B), puis la surveillance de la production, par contrôles supervisés des produits à intervalles aléatoires (module C2) ou par assurance qualité du procédé de production (module D). Le numéro de l'organisme de cette seconde étape suit le marquage CE, parfois avec un pictogramme du risque, facultatif dans l'UE, obligatoire en Turquie. Un CE sans numéro sur une combinaison chimique est une étiquette incomplète.
Le reste de l'étiquette relève de l'EN ISO 13688 : ergonomie, innocuité, désignation des tailles, vieillissement, compatibilité, marquage, informations du fabricant. Elle s'applique toujours avec une norme de performance, jamais seule. La notice couvre l'enfilage, l'utilisation, le nettoyage, le stockage et l'élimination. Côté employeur, le règlement turc sur l'utilisation des EPI au travail exige le marquage CE et une notice en turc.
Portés ensemble, les équipements doivent être compatibles, selon ce même règlement : l'un ne doit pas réduire la protection de l'autre. La capuche ne doit pas mordre sur le bord d'étanchéité du masque, ni la sangle des lunettes la tirer vers le haut. L'essayage avant achat révèle ces conflits.
Enfiler, poser l'adhésif, retirer
Avant de commencer, vérifiez la taille et l'état de la combinaison ; retirez montre et bagues, qui peuvent la déchirer. Entrez dans la combinaison, jambes par-dessus les bottes. Masque en place et contrôlé, capuche sur les sangles, glissière fermée, rabat collé ; les gants en dernier. Le test proposé par l'ECDC : en tenue complète, à genoux, bras levés. Si la taille, les poignets ou le cou s'ouvrent, la taille ne convient pas.
L'adhésif fait de la combinaison et du gant ou de la botte une seule pièce. Le HSE le recommande sur les poignets lâches pour l'amiante ; l'ECDC en pèse le pour et le contre. Bien posé, il permet d'ôter gants et bottes avec la combinaison d'un seul geste. Mal posé, il se déchire au retrait, ou serre tant l'avant-bras que la main reste coincée dans le gant : la boucle doit rester plus large que la main. Il ne rattrape pas une mauvaise taille, et trop serrer réduit la protection. Le ruban toilé fait mèche avec les liquides ; préférez un bon ruban d'emballage ou un ruban résistant aux produits chimiques, et suivez la notice du fabricant.
La chaleur est un risque à part entière. Le code amiante du HSE demande d'éviter autant que possible le travail en ambiance chaude et humide ; sinon, horaires plus frais, périodes de travail plus courtes et mesures contre la déshydratation. Un opérateur en nage finira par desserrer la capuche ou baisser le masque : l'organisation du poste protège autant que la combinaison.
C'est au retrait que la contamination voyage le plus facilement. L'ECDC recommande de travailler en binôme : l'un se déshabille, l'autre observe et aide. La séquence suivante reprend pour l'essentiel la fiche amiante EM8 du HSE et sert aussi de trame pour le travail chimique :
- Essuyez les bottes au chiffon humide en sortant de la zone de travail.
- Dépoussiérez la combinaison à la brosse d'un aspirateur de classe H, ou au chiffon humide en tapotant : frotter remet les fibres en suspension.
- Laissez l'adhésif en place et retirez gants et bottes avec la combinaison.
- Roulez la combinaison à l'envers sans toucher l'extérieur, directement dans un sac à déchets.
- Enlevez le masque en dernier ; s'il est jetable, il va dans le même sac.
- Fermez le sac, lavez mains et visage, et douchez-vous après un travail poussiéreux.
Matériaux, et ce qu'il faut préciser à la commande
Les combinaisons type 5/6 sont le plus souvent en non-tissé, de deux familles. Le SMS place une couche meltblown entre deux couches spunbond. Selon EDANA, l'association européenne des non-tissés, l'étirage des filaments spunlaid donne sa résistance au non-tissé ; le meltblown, étiré à l'air chaud, donne des fibres bien plus fines, jusqu'à un micron environ, mais fragiles en traction. Solidité dehors, fibres fines au milieu : c'est le SMS. Poreux par conception, il respire bien, mais arrête moins les liquides qu'un tissu à film.
Le laminé à film microporeux colle sur un non-tissé un film plastique mince percé de micropores : le film arrête gouttelettes et poussière, les pores laissent sortir une partie de la vapeur d'eau. En général, le film est plus étanche aux liquides et le SMS plus confortable à la chaleur ; seuls les rapports d'essai des produits concernés permettent de trancher.
Pour les types 3 et 4, tissus enduits et laminés multicouches dominent ; on choisit alors sur les données de perméation de la substance réellement utilisée, pas sur le nom du matériau.
Avant une commande en volume, faites porter des échantillons en deux ou trois tailles pendant un poste : on voit ce qu'aucun catalogue ne montre, la capuche avec le masque, la longueur des manches, la transpiration. Pour un devis Formasan, collez la liste ci-dessous dans le formulaire ; avec tout dans un seul message, la bonne combinaison se règle en un échange :
- Type ou association de types (type 5/6, type 4/5/6…) et, si besoin, marquage B, EN 1073-2 ou EN 1149-5
- Substances utilisées et leurs fiches de données de sécurité
- Détails : capuche, chaussons intégrés, passe-pouces, rabat sur la glissière, type de coutures
- Répartition des tailles et effectif par poste
- Quantité estimée par mois ou par chantier ; pour les jetables, la durée de conservation attendue
- Masques, gants et bottes portés avec la combinaison
Normes et textes de référence
- EN 943-1:2015+A1:2019
- EN 943-2:2019
- EN 14605:2005+A1:2009
- EN 13034:2005+A1:2009
- EN ISO 13982-1:2004+A1:2010
- EN ISO 13982-2:2004
- EN ISO 17491-3:2008
- EN ISO 17491-4
- EN 14325:2018
- EN 14126:2003
- ISO 16604
- EN 1073-2:2002
- EN 1149-5:2018
- EN ISO 13688:2013+A1:2021
- EN ISO 27065:2017+A1:2019
- Regulation (EU) 2016/425
- Commission Implementing Decision (EU) 2026/1279 (repealing 2023/941)
- European Commission summary list of harmonised standards under Regulation (EU) 2016/425 (4 September 2026)
- Commission Regulation (EU) 2020/878 (REACH Annex II, SDS section 8)
- OSHA 29 CFR 1910.120 Appendix B
- ECDC Safe use of PPE in the treatment of infectious diseases of high consequence (2014)
- HSE Asbestos essentials EM6 and EM8 (2017)
- HSE L143 Managing and working with asbestos (2013)
- HSE L132 Control of lead at work (2002)
- Kişisel Koruyucu Donanım Yönetmeliği (RG 01.05.2019, 30761)
- Kişisel Koruyucu Donanımların İşyerlerinde Kullanılması Hakkında Yönetmelik (RG 02.07.2013, 28695)
- Asbestle Çalışmalarda Sağlık ve Güvenlik Önlemleri Hakkında Yönetmelik (RG 25.01.2013, 28539)
- Kimyasal Maddelerle Çalışmalarda Sağlık ve Güvenlik Önlemleri Hakkında Yönetmelik (RG 12.08.2013, 28733)








